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29

Mar 2016

La confiance en soi chez votre enfant

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La confiance en soi chez votre enfant

Durant tout mon cheminement en arts martiaux, je me suis interrogé souvent sur mes capacités à me défendre ou à réagir face à une agression. Est-ce que je pouvais réaliser toutes mes techniques de combat simulées contre un ou plusieurs adversaires ? Serais-je en mesure de me protéger ou de protéger ma copine ? Ces questions m’ont longtemps hanté. Je ne crois pas avoir de réponses claires et concrètes à fournir, toutefois je me suis fait un devoir de comprendre et d’expliquer le concept de confiance en soi.  Ce concept  pourrait s’avérer un atout précieux dans le cheminement de tout karatéka.

La veille de mon examen de ceinture noire, mon instructeur de l’époque m’avait confié que je ne serais plus le même après mon passage de grade. Après cette longue épreuve, je me souviens m’être étendu sur mon lit, ma ceinture neuve à côté de moi et j’attendais un « genre » d’illumination !  Devenir plus fort ? … plus flexible ?  Soudainement posséder des dons de Superman ou de l’homme de 6 millions ?

Bref, je fus bien déçu le lendemain matin. Me réveillant courbaturer comme si un train m’avait passé dessus et sans  aucun pouvoir magique, j’avais l’impression d’être le même jeune homme… Ce que j’ignorais c’est que j’avais acquis un degré de confiance en moi.  Mais qu’est-ce que c’est « la Confiance »?  Clarifions ce concept afin de nous y retrouver.

En psychologie, il y existe plusieurs types ou modèles de confiance en soi. La théorie que l’auto-efficacité de Bandura (1997)  est l’une des plus récentes et s’applique bien à un contexte de réalisation personnelle en activité physique.  Les gens ont la forte conviction d’être capables de réaliser ce qui est demandé. Pour se faire, les athlètes doivent  faire preuve de motivation et surtout  être prêts  à tout mettre en œuvre pour réussir.  Quatre éléments sont nécessaires.

  • Exécution réussie de la tâche;
  • Expérience vicariante (un modèle vivant de réussite);
  • Rétroactions positives;
  • Être attentif.

Si l’on veut que ça fonctionne, il va de soi que le pratiquant doit connaître du succès. Si ce n’est pas le cas, l’auto-efficacité ne se développera jamais. Quand l’enfant ou l’athlète se retrouve en situation d’échec, il est important de modifier l’exercice afin de le rendre accessible.

Lors d’une démonstration, le jeune pratiquant se met dans la peau de celui qui l’exécute. On appelle ce comportement de l’apprentissage par observation / modélisation. L’enfant a besoin, pour apprendre, de copier un modèle. L’expérience vicariante du succès est un excellent point de départ pour réussir lors d’un moment décisif.

La persuasion verbale est une forme d’encouragement de l’entourage immédiat: entraîneurs, parents et même les amis. Ces rétroactions ont pour incidence de laisser penser à l’enfant qu’il est bon. Il y a une nuance à faire entre mentir sur la performance et divulguer des rétroactions positives. Tout sera dans la manière de le dire. On peut se passer de commentaires négatifs. Ils nuiront plus dans l’apprentissage et favoriseront l’abandon de l’activité.

Finalement, l’enfant qui pratique doit être le plus attentif possible afin de l’aider à accomplir la tâche. Son sentiment d’efficacité se développera plus facilement.

Lorsqu’on dit que les enfants sont des éponges, nous n’avons pas tort. Il est très facile pour un parent d’émettre un commentaire sans penser que cela peut affecter leur enfant dans leur pratique. Travaillant en coopération avec les instructeurs et toujours encourager l’enfant lorsqu’il fait de bons coups est la clef de la réussite.

Il suffit de regarder la fierté d’un enfant lorsqu’il passe un grade et que son père ou sa mère le félicite. Ce moment est pour lui un championnat du monde !   Même s’il ne dispose pas de toutes les prédispositions favorables, l’important c’est de le préparer à affronter la vie.

Devenir un athlète olympique c’est une chose… mais devenir une bonne personne c’est encore mieux !

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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14

Mar 2016

La préparation d’un entraîneur

in Nouvelles - Blog

« Se préparer pour, ce n’est pas nécessairement faire comme… »

-Frédéric Aubert

 

Pour un instructeur de karaté, enseigner à des enfants peut s’avérer ardu à l’occasion.

Cependant, plusieurs concepts sont souvent oubliés ou tout simplement mal expliqués pour garder la motivation chez cette clientèle.

La clientèle 6-11 ans est le pourcentage  le plus élevé dans la majorité d’un club. C’est pourquoi qu’il est important d’être à la fine pointe des connaissances pour intervenir auprès de celle ci.

Lorsqu’un instructeur en est à ses début comme enseignant, il a le réflexe de construire ses cours avec ce qu’il connait. Il imitera son propre instructeur en répétant les mêmes exercices qu’il a réalisé durant son propre entrainement. Malheureusement, il n’adaptera pas les exercices avec la clientèle visée. Par conséquent, ses élèves se retrouveront devant des exercices soit trop difficiles à réaliser ou redondants. C’est à ce moment que l’instructeur se retrouve  devant un groupe qui a de la difficulté à participer. Les comportements de certains peuvent déranger le bon déroulement du cours.

Dans un cadre d’enseignement ou l’engagement moteur est à l’avant plan,  on devrait connaître les 5 bases d’un exercice qui se veut « motivant ».

  1. Dynamisme: L’élève doit être amené à bouger au cours de l’exercice choisi. Le besoin de mouvement peut être ressenti après quelques minutes lorsque les apprenants cherchent un moyen de bouger et adoptent alors un comportement déviant. Ils ont besoin d’engagement moteur, c’est-à-dire, de se déplacer dans l’espace et que cette activité soit intense.
  1. Originalité: Un apprenant qui s’exclame ayant hâte de commencer l’activité renseigne sur la teneur de son originalité car il suscite l’étonnement. La nouveauté d’un exercice est un atout. Si les apprenants n’ont jamais fait l’exercice en question et que la démonstration augmente le désir d’y participer, alors le but est atteint.
  1. Charge affective : La charge affective est très difficile à atteindre pour un entraineur de karaté qui enseigne à plusieurs groupes d’âge et de niveau en même temps. Elle est déterminée par un besoin de se dépasser. Lorsque c’est trop facile, l’apprenant se désintéresse rapidement et s’ennuie. Ce comportement peut vite se transformer en comportement inapproprié. Le même résultat se remarque lorsque l’exercice est trop difficile. L’apprenant souffre alors d’anxiété face à taux de réussite trop bas. Ce sentiment est accentué lorsqu’il se compare à d’autre qui peuvent le réussir. Cela peut détruire sa confiance et sa motivation. Il est alors important de trouver une zone de progression ou l’erreur est possible mais la réussite également. L’entraineur doit trouver les zones en questions en fixant des taux de réussite.
  1. Sens : On a pu entendre souvent des instructeurs dire : « c’est comme ça parce que c’est comme ça !» ou bien : « Parce qu’on fait ça comme ça ! » Il va de soi que le désir de comprendre de l’élève est bafoué. Tous les élèves, sans exception, doivent comprendre l’utilité de tel exercice. Ils peuvent ainsi établir des liens entre les exercices proposés et l’objectif ultime.
  1. Ouverture : L’enseignement de séquences prédéterminé comme une série de parades identifiées par des numéros ne favorisent pas une ouverture. L’entraineur ne fait qu’enseigner la totalité des objectifs sans passer par une ouverture. On doit pouvoir faire évoluer l’exercice et l’individualiser.

Bien entendu l’exercice n’est pas obligé d’atteindre une note parfaite pour qu’il soit motivant. Cependant, il faut déceler la dimension la plus importante afin qu’il le soit. Ce qui les plus important selon moi, c’est de « ne pas vouloir faire comme… » Les possibilités sont infinies, Soyez créatifs et innovateurs même si cela n’est pas tout à fait dans les normes. Vos élèves en seront plus motivés et surtout plus content de revenir à leur prochain cours.

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

 

 

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