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12

Aug 2016

Il faut bien remettre les pieds sur le tatami !

in Nouvelles - Blog

Il faut bien remettre les pieds sur le tatami !

Eh oui,  l’été tire à sa fin.  Le mois de septembre approche. Les achats de fournitures scolaires se feront bientôt. Peut-être reste-t-il encore quelques belles journées pour profiter pleinement du soleil.  Mais voilà la rentrée arrive à grand pas. Qui dit rentrée dit inscriptions à tous types d’activités sportives pour vos enfants mais aussi pour vous.

Il est très bien de vouloir s’inscrire à une activité sportive mais afin d’éviter trop rapidement le découragement par un manque de motivation, il est primordial de vous fixer des objectifs d’entrainement avant votre arrivée au dojo ou bien à la reprise de votre entrainement.

Tout passe par une bonne planification. La première étape est de vous fixer un but. Le but peut être le résultat pour les athlètes prenant part aux tournois. Cela pourrait être de terminer dans le « Top 3 » de chaque tournoi durant la saison ou bien d’obtenir son prochain grade au cours l’année en cours.

Le but de performance, quant à lui,  s’avère être un but final à atteindre plus indépendant. Réussir à marquer avec le « coup de pied de côté » dans tous mes combats en tournoi cette saison. Par surcroit, on devrait privilégier ce type de but par rapport au but de résultat.  Tout simplement parce que si les buts de performance sont réussis, il y a de forte chance que vos buts de résultat soient également atteints.  Dans le même ordre d’idée, en réussissant les buts de performance, on peut toujours tirer du positif sur un résultat en dessous de nos attentes.

Finalement le but de processus est en relation direct avec la pratique quotidienne. Par exemple, se tenir le dos droit lors de la position cavalier,  garder les épaules détendues lors de la frappe ou bien éviter le pas chassé lors de l’exécution d’un coup de pied en combat.  Chacune de ces actions correspondent à un élément technique. Si on parvient à atteindre ces buts, on remarque rapidement une progression positive.

Plusieurs études (Kingston & Hardy,  1997) démontrent que les groupes s’étant fixés des buts de performance et de processus ont eu plus de succès que le groupe témoin qui ne s’était fixé aucun but. Une autre étude (Filby, Maynard & Graydon,  1999) remarque qu’une stratégie à buts multiples est beaucoup plus concluante.

Si nous nous fixons uniquement des buts de résultat, on risque d’être déçu et on ne poursuivra pas son activité. Selon les études, la fixation de buts multiples semble la meilleure solution.

Le principe « smart »

En marketing, on applique ce concept depuis plusieurs années mais il s’applique également en matière d’entrainement.

Les buts doivent être :

  • Spécifiques : en fonction du but ultime;
  • Mesurables : je peux me rendre compte de mon progrès;
  • Ajustables : en cas de difficulté ou de facilité, il possible pour moi de modifier mon entrainement;
  • Réalistes : un objectif trop élevé par rapport à mon niveau peut être décourageant.
  • Temporels : on doit se donner du temps afin de progresser. La clef est le temps.

« Prendre le temps de prendre le temps ».

Une fois les buts fixés, c’est toujours plus facile de rester motivé et de s’apercevoir de sa progression. Il est important de fixer ses buts correctement sans s’empêcher de les modifier en cours de chemin.

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

 

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05

Aug 2016

Fini les secrets de karaté!

in Nouvelles - Blog

Est-ce fini les secrets de karaté ? Dans les années 1800, lorsque les arts martiaux ne s’enseignaient que de père en fils ainé ou de maitre à disciple interne (uchi-deshi), les densho*, les documents renfermant le savoir devaient être maintenus secret. Les maîtres choisissaient judicieusement leur disciple afin de  transmettre les secrets que comportaient les techniques de leur style de combat.

Peut-on penser aujourd’hui, surtout en occident, que cette tradition martiale est encore pratiquée? Je ne peux en être certain mais je ne crois pas que « des secrets » sont encore enseignés à notre époque.

La divulgation du savoir demeure une transmission orale et une interprétation personnelle de l’expérience d’un senseï. De plus, la société actuelle nous amène dans une nouvelle ère : INTERNET!

Autant cet outil peut nous rendre service parfois pour nos recherches autant il peut être inadéquat.  Plusieurs disciples s’en servent afin de trouver « les dits secrets »… Essayer de découvrir ce que notre senseï ne nous a pas dit. Est-ce une quête du savoir véritable ou un jeu de pouvoir afin de nous valoriser parce que nous avons plus de connaissances que les autres?

En tant que senseï, je dois faire des recherches. Mais toutes bonnes recherches doivent être soutenues par de solides références. Cependant, il ne suffit pas de « savoir » mais de pousser notre compétence à un niveau supérieur. Il ne faudrait pas tomber dans le culte jeconnaismestablesdemultiplications.com. Nous avons le devoir en tant que senseï, de parfaire notre connaissance en s’entrainant davantage que nos étudiants. Notre compétence doit être poussée vers le savoir faire et le savoir analytique. Le travail répétitif d’un kata, d’une combinaison ou de milliers d’atémis au makiwara ou sac de frappe sera bénéfique pour contrecarrer cette réalité.

Je ne pense pas que les secrets existent dans les dojos modernes. L’information est beaucoup plus accessible et pour en convaincre les adeptes, leurs vendre, on doit démontrer notre produit!

Dans le même ordre d’idée, les secrets ne sont plus ce qu’ils étaient autrefois car tout le monde a déjà vu des artistes martiaux à l’œuvre. Cela ne nous impressionne plus autant. Un coup de pied circulaire tourné au visage ou bien un tobi mae geri ont déjà été vus par de millions de gens grâce au cinéma. Alors « les secrets »…on repassera.

En résumé, même si je ne crois pas que les secrets des arts martiaux sont enseignés dans les dojos modernes. En écrivant ce texte, je me suis dit que j’aimerais bien être un privilégié et avoir un enseignement secret. Que moi seul possédait les clefs de la connaissance.  Cela aiderait tellement mon ego!

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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10

Jul 2016

Le trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH)… La maladie du siècle ?

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Le trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH)… La maladie du siècle ? La société évolue… les mœurs changent. On trouve tout par un clic de doigt.  On rejoint la majorité des gens  24 heures / 24 sans problème… on dirait même que les enfants ne sont plus des enfants. Ils ont tout simplement de la difficulté à suivre le rythme effréné que la société leur impose.

Vous souvenez-vous du temps où, pour réussir son année scolaire, il fallait simplement avoir les notes de passages ? Vous rappelez-vous du temps où les cours de récréation étaient bondées d’enfants qui jouaient en se chamaillant pour un ballon ?  Et que dire du temps où les tannants des classes étaient toujours assis en avant près de l’enseignant, ou se retrouvaient dans le corridor et finissaient finalement par entrer dans les rangs car ils avaient une peur indescriptible de se retrouver chez le directeur !

Aujourd’hui, on a l’impression que le système d’éducation abandonne trop vite. On consulte tout de suite un professionnel de la santé afin de médicamenter les enfants un peu plus turbulents que la moyenne. L’important ici n’est pas de faire le procès de notre système d’éducation ou des parents mais bien de trouver des alternatives à ces derniers afin de les rassurer lorsqu’ils choisissent de ne pas donner de médication à leur enfant.

Selon une ancienne étude de 1999, la meilleure option à cette époque, pour les enfants souffrants du trouble de déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH), était de les traiter sous médication.  Les professionnels de la santé se sont empressés de répandre ses données pour favoriser la prise de médicament.  Heureusement, depuis quelques années, des recherches ont été effectuées et d’autres solutions possibles que la prise de Ritalin ont été mises de l’avant.

Selon les recherches de Fabiano, l’activité physique et l’augmentation des heures de sommeil semblent être la clef de la réussite pour aider les enfants atteints de TDAH.  Ce chercheur a passé en revue 174 recherches différentes pour conclure que le traitement du TDAH sans médicament était très efficace. Il s’est surtout attardé aux comportements des enfants.  Sa conclusion : permettre une activité sportive régulière… augmenter de 30 minutes les heures de sommeilrécompenser les actions positives au lieu de mettre l’emphase sur les comportements déviants.

La pratique du karaté pourrait, sans doute, aider vos enfants. Bien entendu, les instructeurs ne peuvent gérer les heures de dodo mais avec un bon suivi des parents, les enfants n’auraient pas à prendre une médication qui peut s’avérer néfaste sur la santé à long terme.  Bouger, être stimulé par des nouveaux exercices, apprendre des techniques afin de se protéger, avoir un objectif d’obtenir une ceinture noire et se faire de nouveaux amis, n’est-ce pas une belle perspective de vie?

Le karaté apporte aux enfants en bas âge, la coordination et l’équilibre. De plus, les entrainements en karaté favorisent également le développement de la latéralisation et de la précision de la gestuelle.  Les adolescents, quant à eux, peuvent canaliser leur tempérament.  Leur pratique leurs permet, lors des tournois ou de pratique à deux, d’apprendre à gagner et à perdre tout en respectant les consignes demandées. De plus, la dimension sociale chez les adolescents est très importante. « Se faire une petite gang » au karaté  est toujours un point positif pour nos ados qui sont souvent portés à s’isoler.  L’adulte trouvera dans le karaté une façon de se maintenir en bonne condition physique et de ralentir le processus de vieillissement par la pratique de l’auto-défense ou des katas (forme chorégraphique). Car il n’est pas rare que de jeunes adultes souffrent d’un trouble du déficit de l’attention (TDA).

Toutefois, on ne doit pas juger les parents qui choisissent de donner de la médication à leur enfant.  Leur choix est louable et on se doit de le respecter.  Il est indéniable que les résultats sont concluants à court terme, mais est-ce que c’est la meilleure solution ?  Est-ce que nous reportons  le problème plus loin ?  Près de 15% de nos jeunes au Québec en consomment. Il est peut-être temps de se donner des alternatives sans se sentir coupable d’être un mauvais parent.

La pratique sportive, qu’elle soit martiale ou non, peut amener nos enfants à développer leurs qualités et en faire, pour l’avenir,  de meilleures  personnes. C’est ce que Studios Unis s’est donné comme mission. Former des athlètes de haut niveau mais surtout de bonnes personnes!

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

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