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04

Jul 2016

Un McDojo… C’est quoi ça?

in Nouvelles - Blog

Un McDojo… C’est quoi ça?

Dans le monde des arts-martiaux, il existe malheureusement une triste expression que les « puristes » des arts-martiaux utilise pour décrire un club qui fait des profits… Un McDojo ! Et si on en jasait un petit peu…

La majorité des gens de notre époque qui s’inscrive dans une activité sportive martiale, ne recherche pas nécessairement le meilleur moyen de sauver leur vie ou de défendre leur famille contre des envahisseurs potentiels. Nous sommes en 2016 ! Ces personnes recherchent une activité qui leur permettra de concilier travail, famille, devoir, natation, danse et toute autre occupation mise à l’agenda de maman. Car on sait tous que c’est maman qui gère l’agenda 😛 !

Studios Unis est implanté au Québec depuis plus de 40 ans. Des dizaines de milliers de gens des quatre coins de la province ont passé chez Studios Unis.  La très grande majorité en sont sortie, non seulement grandie,  mais surtout fière de leur expérience.  Évidemment, nous rencontrons toujours des gens qui sont amers de voir le mercantilisme ou le profit d’un club de karaté. Ces personnes sont en quête de quelque chose d’autre. Mais est-ce que le simple fait que le club ne soit pas à but non lucratif indique que vous ne pouvez pas trouver la « voie » ? …votre « voie » ?

La société change et les besoins de gens aussi. Le karaté doit également évoluer. Lorsqu’une personne se déplace vers un club de karaté, elle veut connaître l’horaire flexible de cours, la disponibilité des professeurs, elle veut constater la propreté des locaux, la facilité d’accès, la proximité de la demeure familiale et, bien entendu,  le prix. Si la personne est reçue avec le sourire c’est encore mieux ! La raison pour laquelle les gens adhèrent à un club plus qu’un autre est multifactorielle et ne dépend plus que de la technique même du karaté.

Chez Studios Unis, plusieurs instructeurs propriétaires, gagnent leur pain et leur beurre avec leur passion première qu’est l’enseignement des arts martiaux. On a souvent l’impression que c’est mal perçu de pouvoir gagner sa vie avec le sacro-saint karaté. Et pourtant, lorsqu’un talent nous permet de vivre et d’en tirer profit, pourquoi se faire juger ? N’est-ce pas le but de chacun d’entre-nous d’utiliser un talent particulier et de l’exploiter en allant travailler tous les matins ?

Bien entendu, il y a des dojos plus « commercial » que d’autres. Que ça soit chez Studios Unis ou dans d’autres organisations martiales à travers la province, chaque club est influencé par les aspirations de celui qui le dirige. Par contre, lorsque l’on fait partie d’une organisation, nous devons suivre le plus possible les lignes directives afin que ça ne soit pas une tour de Babel. Dans certaines organisations obtenir un grade peut prendre énormément de temps contrairement à certaines où une ou deux années suffisent pour obtenir une ceinture noire. Certains clubs seront axés sur la compétition tandis que d’autres sur un autre aspect de l’art martial. Mais le débat n’est pas là.

L’important dans la vie est de gagner sa vie honorablement en respectant, d’abord ses valeurs et par la suite  les valeurs de la fédération à laquelle on adhère.  Si jamais vous constatez que le fonctionnement de votre organisation ne rencontre pas ce que vous cherchez, vous n’êtes tout simplement pas au bon endroit.  Par contre, étant un simple pratiquant, et que votre club convient à tous vos besoins, qu’il soit plus « commercial » qu’un autre, qui n’est ouvert que deux soirs par semaine et neuf mois par année, il n’y a pas de problème.  Toutefois, vous devez être conscient du jugement des autres.  Pour certains pratiquants de d’autres associations vous ne faites pas du « vrai » karaté.

Que devrait-on répondre à ce genre de personne ?  La politesse étant de mise, il suffit de croire au choix que vous avez fait et en expliquant que votre activité martial vous plait et comble vos besoins. Cela ne peut pas plaire à tout le monde mais que, pour vous, votre fiston, votre fillette, votre emploi, et surtout l’agenda de maman, tout est parfait !

Gardez également en tête que le « vrai » karaté, n’est à priori pas qu’une simple affaire de technique, mais avant tout une évolution de soi-même et de son esprit pour devenir une meilleure personne ! Et ça… ce n’est pas une question de profit ou d’utilisation du karaté comme gagne-pain, mais dépend simplement des valeurs véhiculées par les instructeurs de votre club de karaté préféré.

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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21

Jun 2016

Du tatami… au patio ?

in Nouvelles - Archives, Nouvelles - Blog

Du tatami… au patio ?

Malgré la température variable du Québec, l’été est enfin arrivé ! Parce que à moins de vivre au Québec, on n’est jamais certain. Il neige parfois au mois de mai…

C’est le temps pour la majorité des gens de planifier la saison estivale. Soccer, Baseball, camp de jour en passant par la planification des vacances. On est tous excités à l’arrivée du beau temps.

L’article qui suit ne fera sans doute pas l’unanimité chez certains collègues et confrères mais nous n’avons pas tous le même opinion sur la pratique estivale du karaté.

Sommes-nous obligés de pratiquer à l’année ?  Sommes-nous contraints de se rendre au dojo, de s’enfermer à l’intérieur afin de pratiquer nos katas ou bien nos techniques ?

Lorsque la température le permet, on peut s’entraîner à l’extérieur.  Un parc tranquille ou pourquoi pas dans notre propre cour.  Rien ne vous oblige à vous enfermer entre quatre murs pour continuer votre pratique.   Pour ceux et celles qui aiment s’entraîner en groupe, vous pourriez inviter des amis à se joindre à vous comme le font certains clubs. Créer une page Facebook afin de rejoindre le plus de monde possible et entraînez-vous au grand air !

Mais attention!  Le repos fait parte du processus de l’entrainement. Le corps et la tête ont besoin de se reposer afin de reprendre des forces et de se changer les idées.  Faire d’autres activités sportives est également conseillées par la majorité des professionnels de l’activité physique.  Une période variant de deux à sept semaines peut être envisageable. Les athlètes professionnelles et amateurs de haut niveau planifient tous une période que l’on appelle dans le jargon : « une transition ».

Cependant, il ne faut pas oublier que la transition ne doit pas être plus longue que la période d’entrainement. Les abus et les excès sont néfastes et vous serez découragé à votre retour sur le tatami.

En résumé, profitez de l’été, il est trop court, surtout au Québec.

Ne négligez pas vos acquis si durement gagnés en vous trouvant des alternatives motivantes à votre pratique.

Ne vous sentez pas coupable de prendre une pause. Vous serez doublement impatient de recommencer si vous êtes bien reposé.

Nous vous souhaite un bel été rempli de karaté sur votre patio à côté de la piscine en espérant vous retrouver sur le tatami !

 

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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10

Jun 2016

« Une chance qu’elle était là ! »

in Nouvelles - Blog

« Une chance qu’elle était là ! »

Mai 1999. J’ai chaud… j’ai des sueurs… j’ai la nausée. Cela fait déjà trois fois que je me traîne à la salle de bain parce que mon stress me fait vomir. Je suis certain d’échouer mon examen de ceinture noire !

La salle de bain du premier dojo de Québec sur la rue St-Vallier était à peine plus grosse qu’une petite garde-robe. Je suis épuisé … j’ai vomi trois fois.  Je suis convaincu que mon examen de ceinture noire, débuté depuis une heure, vire à la catastrophe.  Un de mes amis,  ceinture noire, essaye de me motiver, certains de me réconforter, tout ceux qui entrent dans le vestiaire pour m’encourager repartent bredouille. Et je me dis que probablement je n’ai pas ce qu’il faut finalement pour devenir ceinture noire. C’était peine perdue, le stress semble avoir gagné.

Mais elle est arrivée. Cette dame là…je l’aimais bien. Toujours gentille avec moi. Toujours avec le sourire. Une dame dans la cinquantaine qui enseignait à l’époque au groupe de 3 à 5 ans. En la voyant, j’ai espéré qu’elle me parlerait doucement…  Elle a d’abord demandé, sur un ton assez direct, à tous ceux qui étaient présents de sortir.

Je m’apitoyais sur mon sort et lui répétais que je voulais retourner chez moi. Que j’avais échoué ! C’est alors, que j’ai eu une des plus grandes leçons de ma vie.  J’ai eu le droit et le «privilège» de me faire remettre à ma place par madame Lise Jacques. J’ai tellement eu peur …que mon stress est disparu d’un coup.  J’ai tellement été secoué par les propos de madame Lise (propos qui resteront sous silence), que je me suis ressaisis. Plus confiant que jamais, je suis retourné sur le tatami pour effectuer mes katas devant Maitre Poulin.  Je ne pense pas avoir eu autant d’énergie et de détermination qu’à ce moment-là. Mes enchaînements, mes mouvements étaient exécutés avec force, précision et vitesse. J’étais redevenu le karatéka que je voulais être. J’ai passé mon examen avec mention. Aujourd’hui, je suis conscient que sans l’intervention de cette femme, Madame Lise Jacques, je ne serais pas instructeur car j’aurais sans doute laissé tomber….

Pourquoi vous faire un article sur Madame Lise Jacques. Il va de soi que, pour plusieurs d’entre vous, Elle ne vous dit probablement rien. Par contre elle est toujours présente. Elle fait partie du Cercle des Sages (comparable à un conseil technique sur le développement des Studios Unis). Elle pratique les arts martiaux depuis plus de 35 ans. Elle pratique également le Tai Chi et c’est à elle qu’on doit le programme des « bouts-choux » créé au studio de Québec dans les années 90.  Très proche de Professeur Cerio pendant de nombreuses années, elle a pu discuter et échanger sur ce que sont les arts martiaux et son développement au niveau interne. Si vous ne croyez pas à l’énergie interne, je ne vous souhaite jamais de vous faire bloquer un coup par Madame Lise, vous aurez l’impression que votre bras se désintègre !

Madame Lise a sans doute été une des premières femmes à enseigner le karaté régulièrement chez les Studios Unis. Il n’était pas évident dans un monde d’homme de faire sa place dans la pratique mais aussi dans l’enseignement. Elle a ouvert la porte à plusieurs femmes que l’on côtoie maintenant dans les dojos des Studios Unis. Selon moi, c’est un peu grâce à elle qu’aujourd’hui que les femmes ont une place de choix dans l’enseignement dans notre fédération.

Madame Lise s’est retirée de l’enseignement depuis quelques années et son œuvre se poursuit à travers une nouvelle génération. Les souliers étaient grands à porter mais les nouvelles instructrices savent relever le défi avec adresse.

Je vous invite à discuter avec elle vous serez surpris et ravi d’apprendre sur les arts martiaux internes, sur la philosophie et la vision de l’art martial que nous n’osons pas souvent abordés.

Madame Lise, ce texte ne reflète qu’une toute petite partie de la reconnaissance que j’ai envers vous.  Vous m’avez permis, avec des mots judicieux,  de trouver mon énergie lorsque j’en avais grandement besoin. Je prends l’initiative de vous dire « Merci ! » de la part des Studios Unis.

Grâce à vous, les autres femmes ont pu suivre vos pas et entrer par la porte laissée ouverte derrière vous.

Sans vous, la fédération des Studios Unis ne serait pas ce qu’elle est.

Vous êtes une grande dame dans une grande organisation !

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

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