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11

May 2017

La boxe, complémentaire aux arts martiaux?

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La boxe, complémentaire aux Arts martiaux ?

Au début des années 2000, lorsque les Studios Unis d’Auto-Défense ont créé leur volet de boxe récréative et compétitive, plusieurs ont vu cette venue comme un affront ou un manque de respect envers le mandat premier de l’organisation des Studios Unis.  Cependant, toute bonne entreprise doit s’adapter au marché et surtout à la demande du consommateur.  Les gens voulaient se mettre en forme et l’arrivée de champions de boxe Québécois apportait au noble art son lot de popularité.

Personnellement, je n’ai pas adhéré tout de suite à cette mode. Quelques années plus tard, un de mes amis qui enseignait la boxe me l’a fait découvrir et j’ai commencé l’entrainement. Je me suis tout de suite aperçu que j’étais loin d’une condition physique optimale.  Les entraînements étaient, selon moi,  beaucoup moins techniques. Toutefois rapidement on pouvait en voir les effets après quelques semaines. J’ai donc décidé de me mettre à la boxe.

Étant un karatéka dans l’âme, je comparais trop souvent ce qui se faisait en boxe versus le karaté. La comparaison entre ces deux disciplines de combat est normal en soit. Nous recherchons la meilleure option afin d’arriver à nos fins. Que ce soit dans le but de protection personnelle ou d’une augmentation des qualités musculaires. Nous ne voulons pas perdre de temps !

En boxe, il n’y a pas autant de sphères ou de paramètres qu’en arts martiaux.  La boxe nous permet quelques coups frappés (atemis), des déplacements, des esquives et quelques parades. Contrairement aux arts martiaux, l’éventail technique est moins étendu.  J’ai essayé en combat d’entrainement, des techniques de karaté…  Je me suis rapidement rendu compte de mon incompréhension technique, de ma tactique et surtout de ma condition physique.  Je ne m’étais pas adapté à ce contexte réel.  Après quelques années, j’ai pu finalement faire des nuances entre la boxe et le karaté.

La boxe apprend rapidement le contexte réel.   Les mises en situation sont claires, courtes et concises.

En karaté, on passe par plusieurs stades avant d’arriver à la même efficacité (expérience personnelle). Le kata de karaté est codifié et apporte à l’étudiant, une base de déplacements, de frappes, de pivots, de projections, bref plusieurs techniques, qui donneront au pratiquant des outils utiles pour se défendre. Cependant, le kata doit être étudié, pratiqué de maintes et maintes fois et de différentes manières afin d’y découvrir toute la richesse qu’il cache.

En boxe, le shadow boxing est son équivalent mais se veut libre. La créativité et l’émancipation du pratiquant sont abordées dès le tout début de son apprentissage. C’est ce qui favorise les confrontations réelles qui pourraient se produire en cas d’agression.

Mais la boxe étant un sport, elle a des règles bien établies. Le karaté (pour l’auto-défense) quant à lui ne comporte pas de règles en soit. On peut frapper de toutes les manières. De tirer les cheveux, griffer ou écraser les orteils, le karaté nous fournit plus d’outils dans une situation où aucun arbitre ou bien aucune cloche ne mettra fin à l’altercation.

Dans un autre ordre d’idée, l’aspect physique est souvent négligé. En boxe, on se fait souvent toucher avec autorité très tôt dans l’entrainement. En karaté, nous apprenons le contrôle afin de ne jamais blesser le partenaire. Ce contrôle peut nuire à long terme. Le karatéka aura peut-être peur de faire mal à autrui. Il est éduqué et forgé de cette façon. On doit apprendre à recevoir des coups et aussi en donner. Cependant, cela doit être fait de manière progressive et volontaire. On ne doit pas imposer quoi que ce soit au pratiquant si nous ne le jugeons pas prêt.

On pourrait croire que la boxe ne transmet pas des habilités mentales autant que le karaté.  Le concept de « kime » n’est pas un vocabulaire employé dans les clubs de boxe. Le focus, l’esprit de décision, la concentration que les karatékas développent à l’entrainement des katas sont bien présents en boxe. En combat d’entrainement le boxeur doit être « présent », doit être le plus vigilant possible afin de minimiser les situations dangereuses. Perdre sa concentration en combat, peut finir avec un coup sur le nez.

Il n’est pas question ici de trouver un vainqueur entre la boxe ou le karaté mais d’établir une complicité et une corrélation entre les deux. Je crois qu’un karatéka accompli (ceinture noire) devrait ajouter à son horaire un entrainement de boxe hebdomadaire afin d’ajouter une nouvelle arme à son arsenal. Le boxeur,  quant à lui, pourrait s’adonner au karaté afin de travailler les membres inférieurs (coup de pied), les différents pivots ou les changements de direction ainsi que d’autres concepts qui rehausserait son pedigree de connaissances.

Le karaté n’est pas un sport contrairement à la boxe mais les deux font un beau couple. Les apports de l’un comble les lacunes de l’autre. Comment ne pas être heureux dans de telles conditions?  :)

 

Crédit photo : jeffletarte.com

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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28

Mar 2017

Ton prochain passage de grade!

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Ton prochain passage de grade

Il est toujours difficile en tant qu’instructeur de prendre la décision de ne pas mettre le nom d’un étudiant sur la liste des prochains postulants pour un passage de grade. Cette décision doit être la plus éclairée possible même si parfois l’objectivité fait place à la subjectivité.

Afin de comprendre plus les raisons qui poussent un instructeur à ne pas vous inscrire sur un « examen de ceinture » (un terme qui pourrait être remplacé éventuellement), avec l’aide de certains collègues nous avons ressortis les raisons majeures qui nous poussent à prendre une telle décision.

Les concepts de base

Dans les arts martiaux, comme dans toutes disciplines sportives, il existe certains critères d’exécution afin d’obtenir un niveau technique adéquat pour le grade postulé. Bien entendu, les critères ne sont pas figés. Certains sont plus important que d’autres. Voici quelques exemples :

L’équilibre

La coordination

La vitesse

L’agilité

L’endurance musculaire

La force

Chacun de ses aspects, s’ils sont bien expliqués, favoriseront la réussite des critères techniques lors des cours et par le fait même le passage de grade. Si vos pieds ne sont pas bien alignés pour exécuter un coup de poing, il est fort probable que vous n’êtes pas en équilibre. Cette perte d’équilibre entraînera des lacunes sur tous les autres concepts de base pour votre pratique martiale.

L’assiduité et l’implication

Ne mentez pas à votre instructeur. Si vous ne pratiquer pas à l’extérieur du dojo, il le saura. Nous n’avons pas besoin d’être devin pour s’en apercevoir surtout si l’instructeur a plusieurs années en dessous de la cravate.

Vos présences aux cours n’est certes pas obligatoire mais est un gage et un signe de « dédication » de la part de l’étudiant. Un étudiant que l’on voit occasionnellement à ses cours pour une multitude de raison n’aide pas sa progression. Ce n’est pas aux instructeurs de prendre la responsabilité du manque de régularité dans l’entrainement. On doit composer avec le contexte de chacun mais sans perdre le programme d’enseignement qui doit être livré à chaque grade.

Se présenter aux entraînements est un bon début mais il faut s’y mettre. On doit suer, se mettre dans une zone favorable aux développements des capacités. On surnomme cette zone, la zone de la « délicieuse incertitude ».  Jamais trop difficile pour se décourager mais jamais trop facile pour se tourner les pouces.

Le temps

Ce concept de temps à chaque ceinture a souvent mis les instructeurs dans le pétrin. Les pratiquants demandent souvent combien de temps prend il entre telle ou telle ceinture? La réponse donnée est le temps MINIMAL requis pour l’obtention du grade en question. Le pratiquant ayant fait le temps requis s’attend à être invité sur un examen imminent. Mais ses attentes sont souvent trompeuses. Car le temps minimal requis ne compte pas les jours fériés, les vacances de Noël et d’été, les weekend partis en famille, la réunion de parents, le petit dernier qui est malade, toutes les raisons ou l’étudiant a manqué des cours pour lesquels le temps n’est pas compter en mois ou en semaine mais en nombre d’entrainement.

Oui mais je suis prêt!

L’argument qui tue! Lorsque l’étudiant semble prêt ou dit qu’il l’est, il est préférable de le mettre dans une zone ou il aura à se dépasser. Il pourrait faire la démonstration devant un groupe différent que le sien. L’instructeur peut demander à un de ses collègues ce qu’il en pense. Autant les enfants ou les adultes pratiquants doivent comprendre que les instructeurs ne veulent qu’une chose, vous rendre fier sans avoir à faire des entourloupettes ou vous mentir sur votre progression. Les instructeurs sont la pour vous donner des outils afin d’y réussir mais ce ne sera pas nécessairement facile. Avec un peu de motivex et de moraline (concept emprunté à un sergent instructeur) je crois que l’on peut tous arriver à être fier de ce que l’on a accompli.

Bref, l’instructeur veut à tout prix le bonheur de ses étudiants. Cependant, il est important de se baser sur des critères clairs, concis et courts afin d’avoir le plus d’objectivité. Si les critères sont bien expliqués au départ, les étudiants seront plus réceptifs aux décisions prise par l’instructeur.

 

Crédit photo : jeffletarte.com

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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24

Nov 2016

Se défendre contre plus grand et plus fort que soi !

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Se défendre contre plus grand et plus fort que soi !

« On se défend lorsqu’on dispose de moyens suffisants ; on attaque lorsqu’on dispose de moyens plus que suffisants. »

-Sun Tzu

La pratique des arts martiaux ou des sports de combat développent plusieurs habiletés physiques et mentales qui peuvent nous amener qu’à être meilleur. La réussite de ces  cours et la constatation d’un gain en force et en endurance ne fait qu’augmenter notre confiance et notre estime. Nous pouvons donc réussir… nous pouvons donc,  par un effort constant, nous améliorer.

Sommes-nous réellement capable de nous défendre contre un adversaire ou agresseur plus grand et plus fort que soi ?

Il existe des étapes et des concepts à ne pas oublier surtout si vous êtes désavantagé par la taille et la corpulence de votre opposant.   Un petit « secret » : soyez plus intelligent et plus conscient que votre adversaire. Surtout ne pas jouer au plus fort !  Non seulement vous risquez de vous retrouver sur le plancher, mais n’oublions pas que, se défendre contre plus fort et plus grand que soi,  peut vous blesser gravement.

Dans un premier temps, on conseille d’éviter, si possible, de s’engager dans un tel combat. Évidement c’est difficile pour l’ego d’apprendre que la première issue contre un adversaire plus costaud est de s’éloigner d’une situation qui peut dégénérer. En gardant son calme, on peut dialoguer afin de trouver un terrain d’entente et gagner du temps. En restant modéré, il est plus facile de prendre les meilleures décisions et de réagir rapidement.

Par la suite, vous prenez une position de garde sans pour autant démontrer que vous êtes prêt à combattre. Les mains levées et les paumes vers l’avant semblent une bonne option.  Toutefois, si l’adversaire est plus costaud,  il est probablement plus fort. Soyez prêt à prendre des coups. Cela est presque inévitable.  Alors, s’il donne un coup, vous ne devez pas le contrer en le « bloquant ».  Vous constaterez rapidement que son poing a atteint sa cible et déjà  il sera trop tard.  On privilégie plutôt les esquives afin de l’épuiser et ensuite prendre l’avantage. Un adversaire fatigué, télégraphiera ses coups et ainsi vous pourrez sans doute contre attaquer.

Dans cette ordre d’idée, si vous le frappez, viser des endroits simples, faciles d’accès et sensibles (nez, côté du cou, plexus solaire, oreilles, parties génitales, yeux, gorge). Cela semble peut-être extrême mais on parle ici d’auto-défense et non de sport. L’éthique et l’esprit sportif n’existent pas selon moi dans ces situations. Vous pouvez avoir votre vie en jeu, ne l’oubliez pas !  La lutte au sol n’est pas une option à moins d’être un ou une « pro » de judo ou de jujitsu. Restez debout le plus possible.

Finalement, vous ne devez pas avoir peur d’être « salaud ». Un combat de rue ou une protection personnelle ne sont pas un combat au dojo avec un ami.  Mettez- vous en tête que personne ne sera là pour crier « stop » et il n’arrêtera pas même si vous « tapez out ».

Toute ma vie de karatéka, j’ai rencontré des situations qui auraient pu mal se terminer. Je me trouve chanceux aujourd’hui d’avoir pris de la maturité et surtout d’avoir compris que je n’ai pas à prouver l’efficacité de ma pratique des arts martiaux.  Toutefois, soyez assuré que si jamais je me trouve confronter à me défendre contre un adversaire plus grand et plus fort que moi (disons que c’est fort possible du haut de mes 5 pieds 5 pouces),  je n’hésiterai pas à mettre tous mes efforts afin d’en sortir le plus indemne possible.

« There’s only one basic principle of self-defense- you must apply the most effective weapon, as soon as possible, to the most vulnerable target. » – Bruce Lee

 

Crédit photo : jeffletarte.com

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

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