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29

May 2016

Katas Nick Cerio’s Kenpo: une espèce en voie d’extinction?

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Katas Nick Cerio’s Kenpo: une espèce en  voie d’extinction?

Une fois qu’un kata a été appris, il doit être pratiqué à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’il puisse être appliqué en cas d’urgence. La seule connaissance du déroulement d’une forme de karaté est inutile.

Gichin Funakoshi

Lorsque j’ai commencé le karaté et que je me suis engagé dans la compétition, j’ai vite remarqué que plusieurs compétiteurs démontraient des katas n’appartenant pas à la liste de ce que j’apprenais avec mon senseï.  Pourtant, nous étions tous régis par la même fédération.  On m’a informé  que c’était de vieux katas enseignés autrefois sous une autre bannière. Je devais moi faire les katas du style actuel et celui de mon niveau. Il n’était pas concevable et sous aucun prétexte d’apprendre un kata de ceinture noire si tu étais d’un niveau inférieur. Je me suis soumis au désir de mon instructeur même si je ne trouvais pas toujours équitable. De toute façon, ce n’est pas la forme qui fait la performance mais la manière de le faire.

Aujourd’hui je ne fais plus de compétition (un retour un jour peut-être ? !). J’ai remarqué qu’en tournoi, les katas de notre style, soit le Nick Cerio’s Kenpo, perdaient en popularité. Les katas qui sont démontrés par la nouvelle génération de karatékas sur les tatamis sont ceux de tous autres styles confondus. Nous avons eu l’aire Shotokan avec les Unsu, Empi, Kankudai et Jion, maintenant on se dirige plus vers les styles d’Okinawa, Shorin Ryu, Goju Ryu et Uechi Ryu et d’autres dont j’ignorais même leur existence.

Je crois que la compétition est un atout important pour la pratique mais elle ne doit pas entacher et mettre de côté ce que l’on fait dans nos propres dojos pour nos passages de grade. Est-ce que notre Circle of the Tiger et Cat Three sont en voie de disparation ?  Ce sont ces deux formes qui m’ont permis de me distinguer en tournoi et remporter plusieurs fois la première place. Il m’est arrivé à quelques reprises, moi aussi, de présenter  un kata d’un autre style afin d’amener de la nouveauté et de créer l’étonnement chez nos juges. Que se passe-t-il avec nos katas ? Ne sont-ils pas si peu intéressants ou esthétiques qu’ils sont mis aux oubliettes par nos compétiteurs? Que doit-on faire?

Dans le même ordre d’idée, exécuter un kata qui n’est pas de ton niveau est une grave offense,  selon moi, à la pratique. Tu peux l’exécuter mais il se peut que tu ne comprennes rien des subtilités ou des trésors qui y sont enfouis. Il est évident que pour faire un kata d’un niveau supérieur, l’exécutant doit d’abord et avant tout faire une recherche sur leur kata. En déterminer l’historique, l’analyse, les applications et s’assurer que la forme est bien comprise. Si l’on pratique de mainte et mainte fois le même kata (plus de 25 fois de suite) on devient en transe. Notre corps devient plus réceptif et le travail peut commencer. Surtout évitons Youtube afin de trouver les bunkais.

Faites durant un bref et court instant un retour dans le passé.  Mettez-vous à la place de vos prédécesseurs, qui n’avaient pas accès à toute l’information en un clic. Pratiquez, suez, perdez l’équilibre, recherchez l’essence de ce qu’est un kata.  Quel est son message ? Qui a-t-il d’important dans cette forme pour qu’on veuille me la transmettre ? N’oubliez pas que les katas sont les clefs de la connaissance de notre style, de l’art martial mais aussi de nous-mêmes. Passez à côté de la réelle pratique du kata fait de nous des gymnastes martiaux…et non des karatékas.

Je sais que je ne fais pas l’unanimité.  Certains seront insultés,  d’autres déçus, mais avec le recul, je constate que l’on gaspille du temps à chercher au mauvais endroit. Les katas du Nick Cerio’s Kenpo sont riches et renferment tout ce dont nous avons besoin pour accéder à la connaissance. Je ne parle pas ici de techniques secrètes ou cachées. Je parle de ce qui ne peut être enseigné. L’héritage émotionnel du concepteur. Son bagage qui selon lui était essentiel afin de devenir un meilleur karatéka mais aussi une bonne personne!

Certains peuvent déduire que nos katas ne sont pas aussi «à la mode» que Suparempai ou Kushankudai. J’ai même déjà entendu dire à plusieurs reprises que nos katas n’étaient pas beaux.

J’avoue que je n’affectionne pas tous nos katas. Certains sont plus plaisants que d’autres à pratiquer. Cependant, si moindrement nous avons du respect envers  le Professeur Cerio et notre style, nous devons le démontrer davantage.

Au début et à la fin de chacun de nos entrainements, nous faisons un salut à professeur Cerio,  alors pourquoi pas lui rendre honneur en compétition… ?

 

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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14

Apr 2016

Sportivement martial?

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Sportivement martial ?

Japon- Avril 1957 Décès de Funakoshi Gichin

Japon- Octobre 1957 Premier championnat de karaté

 

À mes tout début, ceinture jaune, j’ai pris part à mon premier championnat au PEPS de l’Université Laval, à Québec. À cette époque, nous appelions ce tournoi le « Championnat nord-américain » qui est  l’ancêtre du prestigieux Québec Open de karaté.   J’avais 17 ans. J’étais jeune, fringuant, soif de gloire et de notoriété. Étant toujours le plus petit dans tous les sports pratiqués précédemment, j’ai trouvé ma « voie » dans le karaté car je pouvais finalement m’accomplir dans un sport. Je n’étais pas obligé d’être grand et costaud. J’étais rapide et agile alors je m’en sortais très bien.

Après plusieurs années, je me considérais soudainement un pratiquant martial traditionnel. J’aimais les katas, le maniement des armes (kobudo), le self-défense. Toutefois je considérais que la compétition était une pratique  non enrichissante.

J’ai décidé, alors, de parfaire mes connaissances de ce qu’est le karaté traditionnel. J’ai adoré ! On répétait plusieurs techniques simples sans arrêt, les entraînements étaient intenses et l’instructeur brillait par ses exemples. J’étais tout simplement emballé de compter en japonais et d’avoir finalement trouvé l’esprit du véritable karaté…

Moi qui considérais la compétition non nécessaire, imaginer ma surprise lorsque l’on m’invita à y participer.

On me disait que j’avais du talent, que ça serait bon pour le dojo. Évidemment, inconsciemment je me voyais très bien en compétition toutefois comme je l’ai mentionné précédemment  je n’étais pas là pour ça. J’étais en quête de quelque chose d’autre. En quête de réponse sur ce qu’était le VRAI karaté!

Toutefois les circonstances de mon cheminement personnel a fait en sorte que j’ai dû cesser la pratique du karaté dit « traditionnel ».  Il était devenu difficile de concilier travail, retour aux études et entraînement entrainement.

Un questionnement s’imposait :

Qu’est-ce que le karaté martial ?

Qu’est-ce que le karaté « traditionnel »?

Peut-on se dire pratiquant martial et compétiteur aguerri ?

Je crois que chaque individu peut trouver sa voie, peu importe la dimension choisie qu’offre le karaté.  Il est important d’y trouver un équilibre.  On peut être un excellent karatéka et prendre part à des compétitions. Ce qui est primordial dans tout ça, c’est de ne pas décrier la pratique de l’un ou de l’autre.

Chacun doit suivre son chemin seul… il doit suivre SA VOIE, faire SON CHOIX.  On peut se rendre à destination ou arriver à son but en suivant plusieurs chemins.  N’est-il pas primordial qu’au bout du compte le chemin choisi est celui ou on a trouvé ce que l’on cherchait:   l’accomplissement de soi…

Bref, Funakoshi Gichin était contre les confrontations compétitives.  Par respect pour Funakoshi, son successeur, Senseï Masatoshi Nakayama, a patienté jusqu’au départ de son mentor pour mettre en place le premier championnat de karaté. Je suis convaincu que cette décision fut une de ses meilleures.

Que retenir de tout ça ?  Se mesurer à autrui nous force à nous dépasser et nous permet d’atteindre une compréhension de notre propre personne. Certains trouveront que la compétition est une motivation extrinsèque et qu’elle n’est pas autant valable que celle du pratiquant martial traditionnel…  Mais, il faut aussi comprendre que la société évolue, les modes changent, l’être humain s’adapte et évolue également. Il ne faut surtout pas rester figés dans le temps, il faut continuer l’entraînement c’est ce qui vous aidera à devenir meilleur non seulement sur le tatami mais également dans la vie de tous les jours.

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

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29

Mar 2016

La confiance en soi chez votre enfant

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La confiance en soi chez votre enfant

Durant tout mon cheminement en arts martiaux, je me suis interrogé souvent sur mes capacités à me défendre ou à réagir face à une agression. Est-ce que je pouvais réaliser toutes mes techniques de combat simulées contre un ou plusieurs adversaires ? Serais-je en mesure de me protéger ou de protéger ma copine ? Ces questions m’ont longtemps hanté. Je ne crois pas avoir de réponses claires et concrètes à fournir, toutefois je me suis fait un devoir de comprendre et d’expliquer le concept de confiance en soi.  Ce concept  pourrait s’avérer un atout précieux dans le cheminement de tout karatéka.

La veille de mon examen de ceinture noire, mon instructeur de l’époque m’avait confié que je ne serais plus le même après mon passage de grade. Après cette longue épreuve, je me souviens m’être étendu sur mon lit, ma ceinture neuve à côté de moi et j’attendais un « genre » d’illumination !  Devenir plus fort ? … plus flexible ?  Soudainement posséder des dons de Superman ou de l’homme de 6 millions ?

Bref, je fus bien déçu le lendemain matin. Me réveillant courbaturer comme si un train m’avait passé dessus et sans  aucun pouvoir magique, j’avais l’impression d’être le même jeune homme… Ce que j’ignorais c’est que j’avais acquis un degré de confiance en moi.  Mais qu’est-ce que c’est « la Confiance »?  Clarifions ce concept afin de nous y retrouver.

En psychologie, il y existe plusieurs types ou modèles de confiance en soi. La théorie que l’auto-efficacité de Bandura (1997)  est l’une des plus récentes et s’applique bien à un contexte de réalisation personnelle en activité physique.  Les gens ont la forte conviction d’être capables de réaliser ce qui est demandé. Pour se faire, les athlètes doivent  faire preuve de motivation et surtout  être prêts  à tout mettre en œuvre pour réussir.  Quatre éléments sont nécessaires.

  • Exécution réussie de la tâche;
  • Expérience vicariante (un modèle vivant de réussite);
  • Rétroactions positives;
  • Être attentif.

Si l’on veut que ça fonctionne, il va de soi que le pratiquant doit connaître du succès. Si ce n’est pas le cas, l’auto-efficacité ne se développera jamais. Quand l’enfant ou l’athlète se retrouve en situation d’échec, il est important de modifier l’exercice afin de le rendre accessible.

Lors d’une démonstration, le jeune pratiquant se met dans la peau de celui qui l’exécute. On appelle ce comportement de l’apprentissage par observation / modélisation. L’enfant a besoin, pour apprendre, de copier un modèle. L’expérience vicariante du succès est un excellent point de départ pour réussir lors d’un moment décisif.

La persuasion verbale est une forme d’encouragement de l’entourage immédiat: entraîneurs, parents et même les amis. Ces rétroactions ont pour incidence de laisser penser à l’enfant qu’il est bon. Il y a une nuance à faire entre mentir sur la performance et divulguer des rétroactions positives. Tout sera dans la manière de le dire. On peut se passer de commentaires négatifs. Ils nuiront plus dans l’apprentissage et favoriseront l’abandon de l’activité.

Finalement, l’enfant qui pratique doit être le plus attentif possible afin de l’aider à accomplir la tâche. Son sentiment d’efficacité se développera plus facilement.

Lorsqu’on dit que les enfants sont des éponges, nous n’avons pas tort. Il est très facile pour un parent d’émettre un commentaire sans penser que cela peut affecter leur enfant dans leur pratique. Travaillant en coopération avec les instructeurs et toujours encourager l’enfant lorsqu’il fait de bons coups est la clef de la réussite.

Il suffit de regarder la fierté d’un enfant lorsqu’il passe un grade et que son père ou sa mère le félicite. Ce moment est pour lui un championnat du monde !   Même s’il ne dispose pas de toutes les prédispositions favorables, l’important c’est de le préparer à affronter la vie.

Devenir un athlète olympique c’est une chose… mais devenir une bonne personne c’est encore mieux !

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

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