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14

Apr 2016

Sportivement martial?

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Sportivement martial ?

Japon- Avril 1957 Décès de Funakoshi Gichin

Japon- Octobre 1957 Premier championnat de karaté

 

À mes tout début, ceinture jaune, j’ai pris part à mon premier championnat au PEPS de l’Université Laval, à Québec. À cette époque, nous appelions ce tournoi le « Championnat nord-américain » qui est  l’ancêtre du prestigieux Québec Open de karaté.   J’avais 17 ans. J’étais jeune, fringuant, soif de gloire et de notoriété. Étant toujours le plus petit dans tous les sports pratiqués précédemment, j’ai trouvé ma « voie » dans le karaté car je pouvais finalement m’accomplir dans un sport. Je n’étais pas obligé d’être grand et costaud. J’étais rapide et agile alors je m’en sortais très bien.

Après plusieurs années, je me considérais soudainement un pratiquant martial traditionnel. J’aimais les katas, le maniement des armes (kobudo), le self-défense. Toutefois je considérais que la compétition était une pratique  non enrichissante.

J’ai décidé, alors, de parfaire mes connaissances de ce qu’est le karaté traditionnel. J’ai adoré ! On répétait plusieurs techniques simples sans arrêt, les entraînements étaient intenses et l’instructeur brillait par ses exemples. J’étais tout simplement emballé de compter en japonais et d’avoir finalement trouvé l’esprit du véritable karaté…

Moi qui considérais la compétition non nécessaire, imaginer ma surprise lorsque l’on m’invita à y participer.

On me disait que j’avais du talent, que ça serait bon pour le dojo. Évidemment, inconsciemment je me voyais très bien en compétition toutefois comme je l’ai mentionné précédemment  je n’étais pas là pour ça. J’étais en quête de quelque chose d’autre. En quête de réponse sur ce qu’était le VRAI karaté!

Toutefois les circonstances de mon cheminement personnel a fait en sorte que j’ai dû cesser la pratique du karaté dit « traditionnel ».  Il était devenu difficile de concilier travail, retour aux études et entraînement entrainement.

Un questionnement s’imposait :

Qu’est-ce que le karaté martial ?

Qu’est-ce que le karaté « traditionnel »?

Peut-on se dire pratiquant martial et compétiteur aguerri ?

Je crois que chaque individu peut trouver sa voie, peu importe la dimension choisie qu’offre le karaté.  Il est important d’y trouver un équilibre.  On peut être un excellent karatéka et prendre part à des compétitions. Ce qui est primordial dans tout ça, c’est de ne pas décrier la pratique de l’un ou de l’autre.

Chacun doit suivre son chemin seul… il doit suivre SA VOIE, faire SON CHOIX.  On peut se rendre à destination ou arriver à son but en suivant plusieurs chemins.  N’est-il pas primordial qu’au bout du compte le chemin choisi est celui ou on a trouvé ce que l’on cherchait:   l’accomplissement de soi…

Bref, Funakoshi Gichin était contre les confrontations compétitives.  Par respect pour Funakoshi, son successeur, Senseï Masatoshi Nakayama, a patienté jusqu’au départ de son mentor pour mettre en place le premier championnat de karaté. Je suis convaincu que cette décision fut une de ses meilleures.

Que retenir de tout ça ?  Se mesurer à autrui nous force à nous dépasser et nous permet d’atteindre une compréhension de notre propre personne. Certains trouveront que la compétition est une motivation extrinsèque et qu’elle n’est pas autant valable que celle du pratiquant martial traditionnel…  Mais, il faut aussi comprendre que la société évolue, les modes changent, l’être humain s’adapte et évolue également. Il ne faut surtout pas rester figés dans le temps, il faut continuer l’entraînement c’est ce qui vous aidera à devenir meilleur non seulement sur le tatami mais également dans la vie de tous les jours.

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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29

Mar 2016

La confiance en soi chez votre enfant

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La confiance en soi chez votre enfant

Durant tout mon cheminement en arts martiaux, je me suis interrogé souvent sur mes capacités à me défendre ou à réagir face à une agression. Est-ce que je pouvais réaliser toutes mes techniques de combat simulées contre un ou plusieurs adversaires ? Serais-je en mesure de me protéger ou de protéger ma copine ? Ces questions m’ont longtemps hanté. Je ne crois pas avoir de réponses claires et concrètes à fournir, toutefois je me suis fait un devoir de comprendre et d’expliquer le concept de confiance en soi.  Ce concept  pourrait s’avérer un atout précieux dans le cheminement de tout karatéka.

La veille de mon examen de ceinture noire, mon instructeur de l’époque m’avait confié que je ne serais plus le même après mon passage de grade. Après cette longue épreuve, je me souviens m’être étendu sur mon lit, ma ceinture neuve à côté de moi et j’attendais un « genre » d’illumination !  Devenir plus fort ? … plus flexible ?  Soudainement posséder des dons de Superman ou de l’homme de 6 millions ?

Bref, je fus bien déçu le lendemain matin. Me réveillant courbaturer comme si un train m’avait passé dessus et sans  aucun pouvoir magique, j’avais l’impression d’être le même jeune homme… Ce que j’ignorais c’est que j’avais acquis un degré de confiance en moi.  Mais qu’est-ce que c’est « la Confiance »?  Clarifions ce concept afin de nous y retrouver.

En psychologie, il y existe plusieurs types ou modèles de confiance en soi. La théorie que l’auto-efficacité de Bandura (1997)  est l’une des plus récentes et s’applique bien à un contexte de réalisation personnelle en activité physique.  Les gens ont la forte conviction d’être capables de réaliser ce qui est demandé. Pour se faire, les athlètes doivent  faire preuve de motivation et surtout  être prêts  à tout mettre en œuvre pour réussir.  Quatre éléments sont nécessaires.

  • Exécution réussie de la tâche;
  • Expérience vicariante (un modèle vivant de réussite);
  • Rétroactions positives;
  • Être attentif.

Si l’on veut que ça fonctionne, il va de soi que le pratiquant doit connaître du succès. Si ce n’est pas le cas, l’auto-efficacité ne se développera jamais. Quand l’enfant ou l’athlète se retrouve en situation d’échec, il est important de modifier l’exercice afin de le rendre accessible.

Lors d’une démonstration, le jeune pratiquant se met dans la peau de celui qui l’exécute. On appelle ce comportement de l’apprentissage par observation / modélisation. L’enfant a besoin, pour apprendre, de copier un modèle. L’expérience vicariante du succès est un excellent point de départ pour réussir lors d’un moment décisif.

La persuasion verbale est une forme d’encouragement de l’entourage immédiat: entraîneurs, parents et même les amis. Ces rétroactions ont pour incidence de laisser penser à l’enfant qu’il est bon. Il y a une nuance à faire entre mentir sur la performance et divulguer des rétroactions positives. Tout sera dans la manière de le dire. On peut se passer de commentaires négatifs. Ils nuiront plus dans l’apprentissage et favoriseront l’abandon de l’activité.

Finalement, l’enfant qui pratique doit être le plus attentif possible afin de l’aider à accomplir la tâche. Son sentiment d’efficacité se développera plus facilement.

Lorsqu’on dit que les enfants sont des éponges, nous n’avons pas tort. Il est très facile pour un parent d’émettre un commentaire sans penser que cela peut affecter leur enfant dans leur pratique. Travaillant en coopération avec les instructeurs et toujours encourager l’enfant lorsqu’il fait de bons coups est la clef de la réussite.

Il suffit de regarder la fierté d’un enfant lorsqu’il passe un grade et que son père ou sa mère le félicite. Ce moment est pour lui un championnat du monde !   Même s’il ne dispose pas de toutes les prédispositions favorables, l’important c’est de le préparer à affronter la vie.

Devenir un athlète olympique c’est une chose… mais devenir une bonne personne c’est encore mieux !

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

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