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05

Aug 2016

Fini les secrets de karaté!

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Est-ce fini les secrets de karaté ? Dans les années 1800, lorsque les arts martiaux ne s’enseignaient que de père en fils ainé ou de maitre à disciple interne (uchi-deshi), les densho*, les documents renfermant le savoir devaient être maintenus secret. Les maîtres choisissaient judicieusement leur disciple afin de  transmettre les secrets que comportaient les techniques de leur style de combat.

Peut-on penser aujourd’hui, surtout en occident, que cette tradition martiale est encore pratiquée? Je ne peux en être certain mais je ne crois pas que « des secrets » sont encore enseignés à notre époque.

La divulgation du savoir demeure une transmission orale et une interprétation personnelle de l’expérience d’un senseï. De plus, la société actuelle nous amène dans une nouvelle ère : INTERNET!

Autant cet outil peut nous rendre service parfois pour nos recherches autant il peut être inadéquat.  Plusieurs disciples s’en servent afin de trouver « les dits secrets »… Essayer de découvrir ce que notre senseï ne nous a pas dit. Est-ce une quête du savoir véritable ou un jeu de pouvoir afin de nous valoriser parce que nous avons plus de connaissances que les autres?

En tant que senseï, je dois faire des recherches. Mais toutes bonnes recherches doivent être soutenues par de solides références. Cependant, il ne suffit pas de « savoir » mais de pousser notre compétence à un niveau supérieur. Il ne faudrait pas tomber dans le culte jeconnaismestablesdemultiplications.com. Nous avons le devoir en tant que senseï, de parfaire notre connaissance en s’entrainant davantage que nos étudiants. Notre compétence doit être poussée vers le savoir faire et le savoir analytique. Le travail répétitif d’un kata, d’une combinaison ou de milliers d’atémis au makiwara ou sac de frappe sera bénéfique pour contrecarrer cette réalité.

Je ne pense pas que les secrets existent dans les dojos modernes. L’information est beaucoup plus accessible et pour en convaincre les adeptes, leurs vendre, on doit démontrer notre produit!

Dans le même ordre d’idée, les secrets ne sont plus ce qu’ils étaient autrefois car tout le monde a déjà vu des artistes martiaux à l’œuvre. Cela ne nous impressionne plus autant. Un coup de pied circulaire tourné au visage ou bien un tobi mae geri ont déjà été vus par de millions de gens grâce au cinéma. Alors « les secrets »…on repassera.

En résumé, même si je ne crois pas que les secrets des arts martiaux sont enseignés dans les dojos modernes. En écrivant ce texte, je me suis dit que j’aimerais bien être un privilégié et avoir un enseignement secret. Que moi seul possédait les clefs de la connaissance.  Cela aiderait tellement mon ego!

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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10

Jul 2016

Le trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH)… La maladie du siècle ?

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Le trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH)… La maladie du siècle ? La société évolue… les mœurs changent. On trouve tout par un clic de doigt.  On rejoint la majorité des gens  24 heures / 24 sans problème… on dirait même que les enfants ne sont plus des enfants. Ils ont tout simplement de la difficulté à suivre le rythme effréné que la société leur impose.

Vous souvenez-vous du temps où, pour réussir son année scolaire, il fallait simplement avoir les notes de passages ? Vous rappelez-vous du temps où les cours de récréation étaient bondées d’enfants qui jouaient en se chamaillant pour un ballon ?  Et que dire du temps où les tannants des classes étaient toujours assis en avant près de l’enseignant, ou se retrouvaient dans le corridor et finissaient finalement par entrer dans les rangs car ils avaient une peur indescriptible de se retrouver chez le directeur !

Aujourd’hui, on a l’impression que le système d’éducation abandonne trop vite. On consulte tout de suite un professionnel de la santé afin de médicamenter les enfants un peu plus turbulents que la moyenne. L’important ici n’est pas de faire le procès de notre système d’éducation ou des parents mais bien de trouver des alternatives à ces derniers afin de les rassurer lorsqu’ils choisissent de ne pas donner de médication à leur enfant.

Selon une ancienne étude de 1999, la meilleure option à cette époque, pour les enfants souffrants du trouble de déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH), était de les traiter sous médication.  Les professionnels de la santé se sont empressés de répandre ses données pour favoriser la prise de médicament.  Heureusement, depuis quelques années, des recherches ont été effectuées et d’autres solutions possibles que la prise de Ritalin ont été mises de l’avant.

Selon les recherches de Fabiano, l’activité physique et l’augmentation des heures de sommeil semblent être la clef de la réussite pour aider les enfants atteints de TDAH.  Ce chercheur a passé en revue 174 recherches différentes pour conclure que le traitement du TDAH sans médicament était très efficace. Il s’est surtout attardé aux comportements des enfants.  Sa conclusion : permettre une activité sportive régulière… augmenter de 30 minutes les heures de sommeilrécompenser les actions positives au lieu de mettre l’emphase sur les comportements déviants.

La pratique du karaté pourrait, sans doute, aider vos enfants. Bien entendu, les instructeurs ne peuvent gérer les heures de dodo mais avec un bon suivi des parents, les enfants n’auraient pas à prendre une médication qui peut s’avérer néfaste sur la santé à long terme.  Bouger, être stimulé par des nouveaux exercices, apprendre des techniques afin de se protéger, avoir un objectif d’obtenir une ceinture noire et se faire de nouveaux amis, n’est-ce pas une belle perspective de vie?

Le karaté apporte aux enfants en bas âge, la coordination et l’équilibre. De plus, les entrainements en karaté favorisent également le développement de la latéralisation et de la précision de la gestuelle.  Les adolescents, quant à eux, peuvent canaliser leur tempérament.  Leur pratique leurs permet, lors des tournois ou de pratique à deux, d’apprendre à gagner et à perdre tout en respectant les consignes demandées. De plus, la dimension sociale chez les adolescents est très importante. « Se faire une petite gang » au karaté  est toujours un point positif pour nos ados qui sont souvent portés à s’isoler.  L’adulte trouvera dans le karaté une façon de se maintenir en bonne condition physique et de ralentir le processus de vieillissement par la pratique de l’auto-défense ou des katas (forme chorégraphique). Car il n’est pas rare que de jeunes adultes souffrent d’un trouble du déficit de l’attention (TDA).

Toutefois, on ne doit pas juger les parents qui choisissent de donner de la médication à leur enfant.  Leur choix est louable et on se doit de le respecter.  Il est indéniable que les résultats sont concluants à court terme, mais est-ce que c’est la meilleure solution ?  Est-ce que nous reportons  le problème plus loin ?  Près de 15% de nos jeunes au Québec en consomment. Il est peut-être temps de se donner des alternatives sans se sentir coupable d’être un mauvais parent.

La pratique sportive, qu’elle soit martiale ou non, peut amener nos enfants à développer leurs qualités et en faire, pour l’avenir,  de meilleures  personnes. C’est ce que Studios Unis s’est donné comme mission. Former des athlètes de haut niveau mais surtout de bonnes personnes!

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

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04

Jul 2016

Un McDojo… C’est quoi ça?

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Un McDojo… C’est quoi ça?

Dans le monde des arts-martiaux, il existe malheureusement une triste expression que les « puristes » des arts-martiaux utilise pour décrire un club qui fait des profits… Un McDojo ! Et si on en jasait un petit peu…

La majorité des gens de notre époque qui s’inscrive dans une activité sportive martiale, ne recherche pas nécessairement le meilleur moyen de sauver leur vie ou de défendre leur famille contre des envahisseurs potentiels. Nous sommes en 2016 ! Ces personnes recherchent une activité qui leur permettra de concilier travail, famille, devoir, natation, danse et toute autre occupation mise à l’agenda de maman. Car on sait tous que c’est maman qui gère l’agenda 😛 !

Studios Unis est implanté au Québec depuis plus de 40 ans. Des dizaines de milliers de gens des quatre coins de la province ont passé chez Studios Unis.  La très grande majorité en sont sortie, non seulement grandie,  mais surtout fière de leur expérience.  Évidemment, nous rencontrons toujours des gens qui sont amers de voir le mercantilisme ou le profit d’un club de karaté. Ces personnes sont en quête de quelque chose d’autre. Mais est-ce que le simple fait que le club ne soit pas à but non lucratif indique que vous ne pouvez pas trouver la « voie » ? …votre « voie » ?

La société change et les besoins de gens aussi. Le karaté doit également évoluer. Lorsqu’une personne se déplace vers un club de karaté, elle veut connaître l’horaire flexible de cours, la disponibilité des professeurs, elle veut constater la propreté des locaux, la facilité d’accès, la proximité de la demeure familiale et, bien entendu,  le prix. Si la personne est reçue avec le sourire c’est encore mieux ! La raison pour laquelle les gens adhèrent à un club plus qu’un autre est multifactorielle et ne dépend plus que de la technique même du karaté.

Chez Studios Unis, plusieurs instructeurs propriétaires, gagnent leur pain et leur beurre avec leur passion première qu’est l’enseignement des arts martiaux. On a souvent l’impression que c’est mal perçu de pouvoir gagner sa vie avec le sacro-saint karaté. Et pourtant, lorsqu’un talent nous permet de vivre et d’en tirer profit, pourquoi se faire juger ? N’est-ce pas le but de chacun d’entre-nous d’utiliser un talent particulier et de l’exploiter en allant travailler tous les matins ?

Bien entendu, il y a des dojos plus « commercial » que d’autres. Que ça soit chez Studios Unis ou dans d’autres organisations martiales à travers la province, chaque club est influencé par les aspirations de celui qui le dirige. Par contre, lorsque l’on fait partie d’une organisation, nous devons suivre le plus possible les lignes directives afin que ça ne soit pas une tour de Babel. Dans certaines organisations obtenir un grade peut prendre énormément de temps contrairement à certaines où une ou deux années suffisent pour obtenir une ceinture noire. Certains clubs seront axés sur la compétition tandis que d’autres sur un autre aspect de l’art martial. Mais le débat n’est pas là.

L’important dans la vie est de gagner sa vie honorablement en respectant, d’abord ses valeurs et par la suite  les valeurs de la fédération à laquelle on adhère.  Si jamais vous constatez que le fonctionnement de votre organisation ne rencontre pas ce que vous cherchez, vous n’êtes tout simplement pas au bon endroit.  Par contre, étant un simple pratiquant, et que votre club convient à tous vos besoins, qu’il soit plus « commercial » qu’un autre, qui n’est ouvert que deux soirs par semaine et neuf mois par année, il n’y a pas de problème.  Toutefois, vous devez être conscient du jugement des autres.  Pour certains pratiquants de d’autres associations vous ne faites pas du « vrai » karaté.

Que devrait-on répondre à ce genre de personne ?  La politesse étant de mise, il suffit de croire au choix que vous avez fait et en expliquant que votre activité martial vous plait et comble vos besoins. Cela ne peut pas plaire à tout le monde mais que, pour vous, votre fiston, votre fillette, votre emploi, et surtout l’agenda de maman, tout est parfait !

Gardez également en tête que le « vrai » karaté, n’est à priori pas qu’une simple affaire de technique, mais avant tout une évolution de soi-même et de son esprit pour devenir une meilleure personne ! Et ça… ce n’est pas une question de profit ou d’utilisation du karaté comme gagne-pain, mais dépend simplement des valeurs véhiculées par les instructeurs de votre club de karaté préféré.

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

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