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28

Mar 2017

Ton prochain passage de grade!

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Ton prochain passage de grade

Il est toujours difficile en tant qu’instructeur de prendre la décision de ne pas mettre le nom d’un étudiant sur la liste des prochains postulants pour un passage de grade. Cette décision doit être la plus éclairée possible même si parfois l’objectivité fait place à la subjectivité.

Afin de comprendre plus les raisons qui poussent un instructeur à ne pas vous inscrire sur un « examen de ceinture » (un terme qui pourrait être remplacé éventuellement), avec l’aide de certains collègues nous avons ressortis les raisons majeures qui nous poussent à prendre une telle décision.

Les concepts de base

Dans les arts martiaux, comme dans toutes disciplines sportives, il existe certains critères d’exécution afin d’obtenir un niveau technique adéquat pour le grade postulé. Bien entendu, les critères ne sont pas figés. Certains sont plus important que d’autres. Voici quelques exemples :

L’équilibre

La coordination

La vitesse

L’agilité

L’endurance musculaire

La force

Chacun de ses aspects, s’ils sont bien expliqués, favoriseront la réussite des critères techniques lors des cours et par le fait même le passage de grade. Si vos pieds ne sont pas bien alignés pour exécuter un coup de poing, il est fort probable que vous n’êtes pas en équilibre. Cette perte d’équilibre entraînera des lacunes sur tous les autres concepts de base pour votre pratique martiale.

L’assiduité et l’implication

Ne mentez pas à votre instructeur. Si vous ne pratiquer pas à l’extérieur du dojo, il le saura. Nous n’avons pas besoin d’être devin pour s’en apercevoir surtout si l’instructeur a plusieurs années en dessous de la cravate.

Vos présences aux cours n’est certes pas obligatoire mais est un gage et un signe de « dédication » de la part de l’étudiant. Un étudiant que l’on voit occasionnellement à ses cours pour une multitude de raison n’aide pas sa progression. Ce n’est pas aux instructeurs de prendre la responsabilité du manque de régularité dans l’entrainement. On doit composer avec le contexte de chacun mais sans perdre le programme d’enseignement qui doit être livré à chaque grade.

Se présenter aux entraînements est un bon début mais il faut s’y mettre. On doit suer, se mettre dans une zone favorable aux développements des capacités. On surnomme cette zone, la zone de la « délicieuse incertitude ».  Jamais trop difficile pour se décourager mais jamais trop facile pour se tourner les pouces.

Le temps

Ce concept de temps à chaque ceinture a souvent mis les instructeurs dans le pétrin. Les pratiquants demandent souvent combien de temps prend il entre telle ou telle ceinture? La réponse donnée est le temps MINIMAL requis pour l’obtention du grade en question. Le pratiquant ayant fait le temps requis s’attend à être invité sur un examen imminent. Mais ses attentes sont souvent trompeuses. Car le temps minimal requis ne compte pas les jours fériés, les vacances de Noël et d’été, les weekend partis en famille, la réunion de parents, le petit dernier qui est malade, toutes les raisons ou l’étudiant a manqué des cours pour lesquels le temps n’est pas compter en mois ou en semaine mais en nombre d’entrainement.

Oui mais je suis prêt!

L’argument qui tue! Lorsque l’étudiant semble prêt ou dit qu’il l’est, il est préférable de le mettre dans une zone ou il aura à se dépasser. Il pourrait faire la démonstration devant un groupe différent que le sien. L’instructeur peut demander à un de ses collègues ce qu’il en pense. Autant les enfants ou les adultes pratiquants doivent comprendre que les instructeurs ne veulent qu’une chose, vous rendre fier sans avoir à faire des entourloupettes ou vous mentir sur votre progression. Les instructeurs sont la pour vous donner des outils afin d’y réussir mais ce ne sera pas nécessairement facile. Avec un peu de motivex et de moraline (concept emprunté à un sergent instructeur) je crois que l’on peut tous arriver à être fier de ce que l’on a accompli.

Bref, l’instructeur veut à tout prix le bonheur de ses étudiants. Cependant, il est important de se baser sur des critères clairs, concis et courts afin d’avoir le plus d’objectivité. Si les critères sont bien expliqués au départ, les étudiants seront plus réceptifs aux décisions prise par l’instructeur.

 

Crédit photo : jeffletarte.com

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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24

Nov 2016

Se défendre contre plus grand et plus fort que soi !

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Se défendre contre plus grand et plus fort que soi !

« On se défend lorsqu’on dispose de moyens suffisants ; on attaque lorsqu’on dispose de moyens plus que suffisants. »

-Sun Tzu

La pratique des arts martiaux ou des sports de combat développent plusieurs habiletés physiques et mentales qui peuvent nous amener qu’à être meilleur. La réussite de ces  cours et la constatation d’un gain en force et en endurance ne fait qu’augmenter notre confiance et notre estime. Nous pouvons donc réussir… nous pouvons donc,  par un effort constant, nous améliorer.

Sommes-nous réellement capable de nous défendre contre un adversaire ou agresseur plus grand et plus fort que soi ?

Il existe des étapes et des concepts à ne pas oublier surtout si vous êtes désavantagé par la taille et la corpulence de votre opposant.   Un petit « secret » : soyez plus intelligent et plus conscient que votre adversaire. Surtout ne pas jouer au plus fort !  Non seulement vous risquez de vous retrouver sur le plancher, mais n’oublions pas que, se défendre contre plus fort et plus grand que soi,  peut vous blesser gravement.

Dans un premier temps, on conseille d’éviter, si possible, de s’engager dans un tel combat. Évidement c’est difficile pour l’ego d’apprendre que la première issue contre un adversaire plus costaud est de s’éloigner d’une situation qui peut dégénérer. En gardant son calme, on peut dialoguer afin de trouver un terrain d’entente et gagner du temps. En restant modéré, il est plus facile de prendre les meilleures décisions et de réagir rapidement.

Par la suite, vous prenez une position de garde sans pour autant démontrer que vous êtes prêt à combattre. Les mains levées et les paumes vers l’avant semblent une bonne option.  Toutefois, si l’adversaire est plus costaud,  il est probablement plus fort. Soyez prêt à prendre des coups. Cela est presque inévitable.  Alors, s’il donne un coup, vous ne devez pas le contrer en le « bloquant ».  Vous constaterez rapidement que son poing a atteint sa cible et déjà  il sera trop tard.  On privilégie plutôt les esquives afin de l’épuiser et ensuite prendre l’avantage. Un adversaire fatigué, télégraphiera ses coups et ainsi vous pourrez sans doute contre attaquer.

Dans cette ordre d’idée, si vous le frappez, viser des endroits simples, faciles d’accès et sensibles (nez, côté du cou, plexus solaire, oreilles, parties génitales, yeux, gorge). Cela semble peut-être extrême mais on parle ici d’auto-défense et non de sport. L’éthique et l’esprit sportif n’existent pas selon moi dans ces situations. Vous pouvez avoir votre vie en jeu, ne l’oubliez pas !  La lutte au sol n’est pas une option à moins d’être un ou une « pro » de judo ou de jujitsu. Restez debout le plus possible.

Finalement, vous ne devez pas avoir peur d’être « salaud ». Un combat de rue ou une protection personnelle ne sont pas un combat au dojo avec un ami.  Mettez- vous en tête que personne ne sera là pour crier « stop » et il n’arrêtera pas même si vous « tapez out ».

Toute ma vie de karatéka, j’ai rencontré des situations qui auraient pu mal se terminer. Je me trouve chanceux aujourd’hui d’avoir pris de la maturité et surtout d’avoir compris que je n’ai pas à prouver l’efficacité de ma pratique des arts martiaux.  Toutefois, soyez assuré que si jamais je me trouve confronter à me défendre contre un adversaire plus grand et plus fort que moi (disons que c’est fort possible du haut de mes 5 pieds 5 pouces),  je n’hésiterai pas à mettre tous mes efforts afin d’en sortir le plus indemne possible.

« There’s only one basic principle of self-defense- you must apply the most effective weapon, as soon as possible, to the most vulnerable target. » – Bruce Lee

 

Crédit photo : jeffletarte.com

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

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10

Jul 2016

Le trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH)… La maladie du siècle ?

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Le trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH)… La maladie du siècle ? La société évolue… les mœurs changent. On trouve tout par un clic de doigt.  On rejoint la majorité des gens  24 heures / 24 sans problème… on dirait même que les enfants ne sont plus des enfants. Ils ont tout simplement de la difficulté à suivre le rythme effréné que la société leur impose.

Vous souvenez-vous du temps où, pour réussir son année scolaire, il fallait simplement avoir les notes de passages ? Vous rappelez-vous du temps où les cours de récréation étaient bondées d’enfants qui jouaient en se chamaillant pour un ballon ?  Et que dire du temps où les tannants des classes étaient toujours assis en avant près de l’enseignant, ou se retrouvaient dans le corridor et finissaient finalement par entrer dans les rangs car ils avaient une peur indescriptible de se retrouver chez le directeur !

Aujourd’hui, on a l’impression que le système d’éducation abandonne trop vite. On consulte tout de suite un professionnel de la santé afin de médicamenter les enfants un peu plus turbulents que la moyenne. L’important ici n’est pas de faire le procès de notre système d’éducation ou des parents mais bien de trouver des alternatives à ces derniers afin de les rassurer lorsqu’ils choisissent de ne pas donner de médication à leur enfant.

Selon une ancienne étude de 1999, la meilleure option à cette époque, pour les enfants souffrants du trouble de déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH), était de les traiter sous médication.  Les professionnels de la santé se sont empressés de répandre ses données pour favoriser la prise de médicament.  Heureusement, depuis quelques années, des recherches ont été effectuées et d’autres solutions possibles que la prise de Ritalin ont été mises de l’avant.

Selon les recherches de Fabiano, l’activité physique et l’augmentation des heures de sommeil semblent être la clef de la réussite pour aider les enfants atteints de TDAH.  Ce chercheur a passé en revue 174 recherches différentes pour conclure que le traitement du TDAH sans médicament était très efficace. Il s’est surtout attardé aux comportements des enfants.  Sa conclusion : permettre une activité sportive régulière… augmenter de 30 minutes les heures de sommeilrécompenser les actions positives au lieu de mettre l’emphase sur les comportements déviants.

La pratique du karaté pourrait, sans doute, aider vos enfants. Bien entendu, les instructeurs ne peuvent gérer les heures de dodo mais avec un bon suivi des parents, les enfants n’auraient pas à prendre une médication qui peut s’avérer néfaste sur la santé à long terme.  Bouger, être stimulé par des nouveaux exercices, apprendre des techniques afin de se protéger, avoir un objectif d’obtenir une ceinture noire et se faire de nouveaux amis, n’est-ce pas une belle perspective de vie?

Le karaté apporte aux enfants en bas âge, la coordination et l’équilibre. De plus, les entrainements en karaté favorisent également le développement de la latéralisation et de la précision de la gestuelle.  Les adolescents, quant à eux, peuvent canaliser leur tempérament.  Leur pratique leurs permet, lors des tournois ou de pratique à deux, d’apprendre à gagner et à perdre tout en respectant les consignes demandées. De plus, la dimension sociale chez les adolescents est très importante. « Se faire une petite gang » au karaté  est toujours un point positif pour nos ados qui sont souvent portés à s’isoler.  L’adulte trouvera dans le karaté une façon de se maintenir en bonne condition physique et de ralentir le processus de vieillissement par la pratique de l’auto-défense ou des katas (forme chorégraphique). Car il n’est pas rare que de jeunes adultes souffrent d’un trouble du déficit de l’attention (TDA).

Toutefois, on ne doit pas juger les parents qui choisissent de donner de la médication à leur enfant.  Leur choix est louable et on se doit de le respecter.  Il est indéniable que les résultats sont concluants à court terme, mais est-ce que c’est la meilleure solution ?  Est-ce que nous reportons  le problème plus loin ?  Près de 15% de nos jeunes au Québec en consomment. Il est peut-être temps de se donner des alternatives sans se sentir coupable d’être un mauvais parent.

La pratique sportive, qu’elle soit martiale ou non, peut amener nos enfants à développer leurs qualités et en faire, pour l’avenir,  de meilleures  personnes. C’est ce que Studios Unis s’est donné comme mission. Former des athlètes de haut niveau mais surtout de bonnes personnes!

 

Crédit photo : Jean-François Letarte

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

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