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07

Jun 2017

Commotion cérébrale, malheureusement à la mode!

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Maux de tête…

Été 1997…   Je suis assis au vestiaire du dojo. J’ai mal à la tête et j’ai des nausées. Tout le monde ne cesse de me répéter que je suis un peu « pâle ».  Pour moi, c’est évident !  Dix minutes auparavant j’ai reçu,  directement à la tête, un splendide coup de pied tourné de David, un de mes partenaires d’entrainement…  Je ne me posais pas de question, pris mon sac et retourna chez moi. Le lendemain, j’étais sur le tapis du dojo, prêt comme un scout pour un autre entraînement.

Avril 2017…   Je regarde les séries la LNH et je suis témoin de l’incident Crosby. Un bon coup de bâton à la tête. Tous les journalistes ont peur pour la carrière de « Sid the kid ».  Devra-il prendre une retraite anticipé !?  C’est quand même sa 4e commotion cérébrale. On ne joue pas avec le cerveau d’un athlète. C’est trop dangereux !   Deux jours plus tard, on annonce que Crosby sera de la partie afin de faire gagner son équipe.

Mai 2017…   Suite à un combat, un boxeur québécois repose à l’hôpital, dans un état critique.  Nous prions de tout cœur pour qu’il s’en sorte indemne.

Les précédents incidents sont loin d’être comparables. Tout de même, ces événements portent à réflexion. Rien n’a vraiment changé dans les mentalités. Nous sommes aujourd’hui plus renseignés sur le sujet, mais des accidents peuvent encore se produire. Les sports de combat peuvent être dangereux surtout s’ils sont pris à la légère.

Je ne me souviens pas exactement à quel moment avoir entendu pour la première fois le terme « commotion cérébrale ».  Il y a plus de 20 ans, lorsque j’ai débuté les arts martiaux, les différents médias et les professionnels de la santé n’abordaient jamais ce sujet. Il est possible que ma mémoire me joue des tours. Après tout, j’ai dû subir au moins sept commotions cérébrales dans ma vie. Alors c’est peut être un symptôme !

Définition

Commotion cérébrale

Définition, symptômes et séquelles. La commotion cérébrale se définit par l’ébranlement du cerveau. Il s’agit d’un type de traumatisme crânien qui résulte d’une chute ou d’un coup sur la tête et qui peut entraîner une perte de connaissance.- (www.hopitalpourenfants.com)

Depuis plusieurs années, le milieu sportif nous renseigne sur ce qu’est une commotion cérébrale, ses causes et ses conséquences. Dans tous les sports ou le contact est possible, voire même nécessaire, nous n’avons pas le choix en tant qu’intervenant, parent ou organisateur d’événements de se pencher sur ce sujet.

Lorsque nous sommes témoins d’un incident ou il y a un contact plus ou moins violent entre deux participants, nous nous devons être en mesure de savoir ce qui en retourne. Dans tous les cas, tout le personnel (arbitre, soigneur, entraîneur) et les parents,  lorsque ce sont des athlètes âgés de moins de 18 ans, doivent appliquer la bonne procédure. Une négligence infime soit-elle, peut avoir des conséquences négatives sur l’athlète. Alors, il est de notre responsabilité d’obtenir le plus d’informations possibles sur ce sujet.

En sport de combat, la mentalité de ne pas laisser paraître ses faiblesses et de passer par-dessus la douleur est encore présente. Je ne suis pas là pour juger cette manière d’entrainer ou de combattre. Au contraire, je crois que les sports de combat n’ont pas de place au découragement et on ne doit pas baisser les bras lorsque l’on rencontre des obstacles. Cependant, la société change, les mœurs également. Ce qui se faisait il y a 40 ans n’est pas nécessairement mauvais, mais on peut le modifier et le rendre au goût du jour. Un sport de combat reste un sport de combat. Ne nous mettons pas la tête dans le sable, il y a des risques, c’est évident ! J’ajouterais même que ce n’est pas pour tout le monde !

La maturité du cerveau

Pendant plusieurs années, la biologie estimait que le cerveau humain atteignait sa maturité vers l’âge de 20 ans. De récentes études prétendent que le cerveau humain pourrait continuer de se forger et finir sa maturité vers 30 ans.

Si le cerveau continue de se forger jusqu’à 30 ans, nous devons d’autant plus faire attention aux pratiquants de tous les groupes d’âge et en particulier les enfants.

Dans le même ordre d’idée, j’ai assisté il y a plusieurs années à une présentation sur la corrélation qui existait entre les symptômes des commotions et la dépression. Dans cette présentation, on nous indiquait que les activités cérébrales sont comparables chez une personne ayant subi une commotion et une personne en état dépressive.

Le rôle des  parents

Tous les bons parents souhaitent le meilleur pour leur enfant.  Ils leurs transmettent le plus d’outils possibles pour qu’ils se développent pour leur futur. Cependant, il est primordial de connaître les effets des blessures à la tête, surtout si l’enfant pratique des sports de combat.

Il y a plusieurs courants de pensée par rapport aux sports de combat en bas âge. Certains commentaires négatifs ne rendent pas tout à fait les bienfaits de ce que les sports de combat peuvent apporter.

Les parents qui inscrivent leur enfant dans un sport ou les contacts sont autorisés, doivent se renseigner sur les règles de compétition et sur les mesures à prendre en cas de blessures. La FQBO (Fédération Québécoise de Boxe Olympique), par exemple,  a instauré un protocole concernant les « commotions cérébrales » et forme ses officiels et ses entraîneurs afin de prévenir les blessures évitables.

Dans le même ordre d’idée, cette fédération a mis en place un système compétitif pour les 11 ans et moins ou les jeunes enfants ne peuvent recevoir aucun coup à la tête. C’est une manière de les initier de façon sécuritaire et de les encadrer techniquement et tactiquement. L’initiative de la FQBO n’est cependant pas reprise par toutes les autres organisations sportives.

Dans certaines organisations sportives martiales, les contacts à la tête sont interdits aux 18 ans et moins avec des techniques de mains. Les coups de pieds doivent effleurer la surface de la cible. Si, à la réception du coup reçu, la tête fait un mouvement vers l’arrière, une pénalité est immédiatement appelée. Les organisateurs d’événements doivent s’assurer que les juges et arbitres appliquent le règlement uniformément. Le contraire cause souvent des accidents malheureux. Toute bonne organisation sportive qui aspire à la crédibilité passe par l’application stricte des règlements. De plus, ces tournois sont chapeautés par un médecin et, c’est à lui que revient la décision finale d’établir si un participant, suite à un coup à la tête, peut continuer de prendre part à l’événement.

La décision d’inscrire son enfant dans un sport de combat appartient essentiellement aux parents.  Toutefois, nous ne pouvons pas oublier la responsabilité qui en découle.

Symptômes de la commotion cérébrale

 

Symptômes et signes physiques – Étourdissements

– Maux de tête

– Perte équilibre

– Nausées

– Amnésie partielle/ perte de conscience

Trouble comportemental – Irritabilité   

– État dépressif

– Anxiété

Troubles cognitifs – Mémoire

– Temps de réaction

– Confus

Trouble de sommeil – Insomnie

– Somnolence

 

Normalement les symptômes disparaissent entre 7 et 14 jours. Si vous croyez que vous ou votre enfant a subi une commotion cérébrale, il doit être suivi par un professionnel de la santé.

Réflexion

C’est un sujet que nous ne devons pas prendre à la légère. Jadis, certains d’entre nous aurions aimé, sans l’ombre d’un doute,  avoir eu autant de connaissances et d’informations sur le sujet.

Si nous voulons que nos sports soient encore d’actualité, nous devons tout mettre en œuvre afin de promouvoir  la pratique des sports de combat et des arts martiaux sécuritaires.

La majorité des accidents sont évitables. Une mauvaise préparation, des équipements inadéquats ou endommagés, mauvais « matchmaking », catégories de poids et d’âge non-respectées sont des facteurs déterminants dans les causes de blessures.

Alors si tous les intervenants du milieu se mettent d’accord et travaillent dans le même sens, nous pourrons espérer que nos pratiquants jeunes et moins jeunes resteront le plus loin possible des commotions cérébrales. Mais n’oubliez pas que vous avez fait le choix de pratiquer un sport de contact. Il y aura toujours un risque !

 

Crédit photo : jeffletarte.com

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

 

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11

May 2017

La boxe, complémentaire aux arts martiaux?

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La boxe, complémentaire aux Arts martiaux ?

Au début des années 2000, lorsque les Studios Unis d’Auto-Défense ont créé leur volet de boxe récréative et compétitive, plusieurs ont vu cette venue comme un affront ou un manque de respect envers le mandat premier de l’organisation des Studios Unis.  Cependant, toute bonne entreprise doit s’adapter au marché et surtout à la demande du consommateur.  Les gens voulaient se mettre en forme et l’arrivée de champions de boxe Québécois apportait au noble art son lot de popularité.

Personnellement, je n’ai pas adhéré tout de suite à cette mode. Quelques années plus tard, un de mes amis qui enseignait la boxe me l’a fait découvrir et j’ai commencé l’entrainement. Je me suis tout de suite aperçu que j’étais loin d’une condition physique optimale.  Les entraînements étaient, selon moi,  beaucoup moins techniques. Toutefois rapidement on pouvait en voir les effets après quelques semaines. J’ai donc décidé de me mettre à la boxe.

Étant un karatéka dans l’âme, je comparais trop souvent ce qui se faisait en boxe versus le karaté. La comparaison entre ces deux disciplines de combat est normal en soit. Nous recherchons la meilleure option afin d’arriver à nos fins. Que ce soit dans le but de protection personnelle ou d’une augmentation des qualités musculaires. Nous ne voulons pas perdre de temps !

En boxe, il n’y a pas autant de sphères ou de paramètres qu’en arts martiaux.  La boxe nous permet quelques coups frappés (atemis), des déplacements, des esquives et quelques parades. Contrairement aux arts martiaux, l’éventail technique est moins étendu.  J’ai essayé en combat d’entrainement, des techniques de karaté…  Je me suis rapidement rendu compte de mon incompréhension technique, de ma tactique et surtout de ma condition physique.  Je ne m’étais pas adapté à ce contexte réel.  Après quelques années, j’ai pu finalement faire des nuances entre la boxe et le karaté.

La boxe apprend rapidement le contexte réel.   Les mises en situation sont claires, courtes et concises.

En karaté, on passe par plusieurs stades avant d’arriver à la même efficacité (expérience personnelle). Le kata de karaté est codifié et apporte à l’étudiant, une base de déplacements, de frappes, de pivots, de projections, bref plusieurs techniques, qui donneront au pratiquant des outils utiles pour se défendre. Cependant, le kata doit être étudié, pratiqué de maintes et maintes fois et de différentes manières afin d’y découvrir toute la richesse qu’il cache.

En boxe, le shadow boxing est son équivalent mais se veut libre. La créativité et l’émancipation du pratiquant sont abordées dès le tout début de son apprentissage. C’est ce qui favorise les confrontations réelles qui pourraient se produire en cas d’agression.

Mais la boxe étant un sport, elle a des règles bien établies. Le karaté (pour l’auto-défense) quant à lui ne comporte pas de règles en soit. On peut frapper de toutes les manières. De tirer les cheveux, griffer ou écraser les orteils, le karaté nous fournit plus d’outils dans une situation où aucun arbitre ou bien aucune cloche ne mettra fin à l’altercation.

Dans un autre ordre d’idée, l’aspect physique est souvent négligé. En boxe, on se fait souvent toucher avec autorité très tôt dans l’entrainement. En karaté, nous apprenons le contrôle afin de ne jamais blesser le partenaire. Ce contrôle peut nuire à long terme. Le karatéka aura peut-être peur de faire mal à autrui. Il est éduqué et forgé de cette façon. On doit apprendre à recevoir des coups et aussi en donner. Cependant, cela doit être fait de manière progressive et volontaire. On ne doit pas imposer quoi que ce soit au pratiquant si nous ne le jugeons pas prêt.

On pourrait croire que la boxe ne transmet pas des habilités mentales autant que le karaté.  Le concept de « kime » n’est pas un vocabulaire employé dans les clubs de boxe. Le focus, l’esprit de décision, la concentration que les karatékas développent à l’entrainement des katas sont bien présents en boxe. En combat d’entrainement le boxeur doit être « présent », doit être le plus vigilant possible afin de minimiser les situations dangereuses. Perdre sa concentration en combat, peut finir avec un coup sur le nez.

Il n’est pas question ici de trouver un vainqueur entre la boxe ou le karaté mais d’établir une complicité et une corrélation entre les deux. Je crois qu’un karatéka accompli (ceinture noire) devrait ajouter à son horaire un entrainement de boxe hebdomadaire afin d’ajouter une nouvelle arme à son arsenal. Le boxeur,  quant à lui, pourrait s’adonner au karaté afin de travailler les membres inférieurs (coup de pied), les différents pivots ou les changements de direction ainsi que d’autres concepts qui rehausserait son pedigree de connaissances.

Le karaté n’est pas un sport contrairement à la boxe mais les deux font un beau couple. Les apports de l’un comble les lacunes de l’autre. Comment ne pas être heureux dans de telles conditions?  :)

 

Crédit photo : jeffletarte.com

Marc-André Parent B.Sc. Intervention sportive

Dès les premiers coups de poing à son premier entrainement, Marc-André a eu la piqûre pour les arts martiaux. Il a débuté l’enseignement à titre d’assistant très tôt et s’est vu naitre une passion qui depuis 20 ans ne ceMAP (4) (Small)sse de croitre.

Titulaire d’un 4e dan en Nick Cerio’s Kenpo, ceinture marron en shotokan et bachelier en intervention sportive, instructeur certifié niveau 2 par la FQBO.  

Dans ses articles, il vous partage ses opinions sur plusieurs sujets d’actualités entourant le monde des sports de combat.

Il a pour mission de nous interroger, de réfléchir mais surtout d’échanger avec tous les pratiquants.

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